Ma première expérience en journalisme…
Nostalgie : ligne éditoriale et identité
La radio Nostalgie appartenant au groupe NRJ, s’adresse principalement à un public adulte, avec un auditeur type (comme le dit si bien ma maîtresse de stage) souvent décrit comme : un soixantenaire, de couleur de peau blanche, et politiquement à droite.
La station intègre une ligne éditoriale journalistique axée sur l’actualité chaude, souvent marquée politiquement et plutôt orientée à droite, en complément de sa programmation musicale nostalgique. De ce côté-là, Nostalgie reste fidèle à son cœur de marque : elle met en avant la culture musicale des années 1980, avec quelques incursions dans les années 1990, mais sans aller beaucoup plus loin. Cette identité forte, ancrée dans la mémoire collective, explique en partie pourquoi la station conserve une audience fidèle.
Fait notable, les jeunes générations montrent aujourd’hui un regain d’intérêt pour Nostalgie, portées par le retour en grâce de l’esthétique et du son des années 80, qui retrouvent une place importante dans la culture populaire actuelle.
La couverture locale et nationale de Nostalgie
Nostalgie brille par sa présence dans de nombreuses villes en France, ce qui signifie qu’elle dispose de journalistes et d’antennes locales partout sur le territoire. Cela lui permet de proposer un traitement de l’information locale adapté à chaque région.
À Bordeaux, où j’effectue mon stage de première année, l’information diffusée est large, mais majoritairement centrée sur la politique locale et les grands événements, le sport local etc. (UBB, Girondins…) avec seulement une petite part consacrée à la culture. On y couvre par exemple des rendez-vous importants comme « Bordeaux se met au vert », « Bordeaux fête le vin », l’ouverture de l’exposition Lego, ou encore la grande dégustation des grands crus de Bordeaux 2025. Sans oublier, bien sûr, quelques faits divers qui rythment la vie locale.
Pour les grandes actualités nationales ou internationales, Nostalgie ne fait pas l’impasse : il est évident qu’on relaie des sujets comme l’élection d’un nouveau pape, la victoire de Trump, ou encore le procès des viols de Mazan. Mais la particularité de Nostalgie est de traiter ces grandes actualités en allant chercher des réactions locales, en interrogeant des Bordelais concernés ou impactés. Ce choix permet de rendre l’information plus proche et plus parlante pour les auditeurs locaux, en renforçant le lien de proximité.
Nostalgie en chiffres (2024–2025)
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Audience cumulée quotidienne |
3,34 millions d’auditeurs en moyenne chaque jour (janvier–mars 2025), soit une baisse de 196 000 auditeurs sur un an |
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Auditeurs cumulés par jour en Gironde |
90 200 |
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Durée d’écoute moyenne |
1h38 par jour, en augmentation de 2 minutes sur un an |
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Progression sur trois ans |
+600 000 auditeurs, avec une croissance notable chez les 15–34 ans, attirés par les tubes des années 80 |
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Matinale « Philippe & Sandy » |
1,4 million d’auditeurs quotidiens, avec un gain de 136 000 auditeurs en un an. |
Mon feuillet
J’effectue donc mon stage à la radio nostalgie de Bordeaux, ou le travail consiste, comme la plupart des radios à « animer une matinale », celle de nostalgie et divisé en plusieurs flash en direct. Le premier se déroule à 6h, et ça s’enchaine avec ceux de 6h30, 7h (flash de 4min), 7h30, 8h, 8h30 et 9h, pour finir avec celui de 12h. Le journaliste arrive entre 5h et 5h15 tous les matins afin de faire un peu de desk, de veille, se mettre à jour sur ce qui se passe dans le monde (il s’en passe des choses quand les Français dorment), ensuite le ou la journaliste écrit son flash entier si ça n’a pas était fait la veille, évidemment l’actualité change tout le temps donc quand bien même il faut s’actualiser. Pour le reste des flashs et entre chaque, le ou la journaliste doit changer les tournures de phrases, utiliser des synonymes pour ne surtout pas être redondant et répéter exactement les mêmes choses à chaque flash, au risque d’agacer les auditeurs (et soit même à l’occasion).
Ce travail demande d’être très organiser et presque rapide puisqu’il n’y a pas une minute à perdre entre chaque flash… Le ou la journaliste se doit d’être ponctuel puisqu’il s’agit d’un passage à la radio en direct évidemment. D’ailleurs quand il est temps de prendre l’antenne, le ou la journaliste effectue un « décrochage » du national afin de reprendre l’antenne, c’est là qu’on entend le jingle habituel : « Toute de suite les infos avec Anne-Flore Gaspar » (alors oui, mieux vaut être dans le coin quand on entend cette phrase).
Or matinales, le ou la journaliste s’informe, garde un œil sur tout, prévoit des interviews, ou les effectue, va sur le terrain en reportage… parce qu’une chose extrêmement importante en radio : les sons ! On enregistre partout où il est intéressant d’enregistrer, autant des itws que de micro-trottoir, et quand on peut, tout ça habiller de fond sonore.
Ex : Gros match UBB-Toulouse, évidemment que l’on enregistre un son du stade ou tout le monde cri pour l’équipe qu’il soutient, ça anime le tout, ça rend le micro-trottoir vivant et parlant…
Après tout ça, on ne peut rien laisser tout ça tel quel, encore moins quand il s’agit de 20min de rush (compliqué pour 3min d’antenne), donc un travail de montage et prévu ensuite pour que cela puisse être diffusable. C’est là que j’interviens, après cette mise en contexte il est temps de vous parler de ma contribution dans tous ce travail… Ma maitresse de stage m’envoie majoritairement sur le terrain : conférences de presse, avant-premières, micros-trottoirs, reportages etc… Je prends des sons, je fais bien attention que mon Tascam soit en route, mon micro ok, et c’est parti ! Une fois mes questions posées, et surtout quand j’ai toutes les réponses que j’attends, je rentre monter sur CapCut pour ensuite envoyer à Anne-Flore pour qu’elle valise la diffusion (ou pas) … A côté de ça, Anne-Flore m’aide à travailler la modulation et l’élocution au micro, l’écriture des brèves et des flashs entiers, la difficulté première est de démonter toutes les idées qu’on a de la presse écrite pour s’adapter à l’écriture des brèves radio (un travail qui n’a rien à voir), à la radio il s’agit de parler un peu comme dans la vraie vie (sans abus tout de même).
Ces missions m’aident à être au maximum de mon organisation, de mon imagination et de ma réflexion, il faut savoir rebondir dans ce métier et grâce à ce stage, je progresse petit à petit…
En images…

Mon stage à Nostalgie Bordeaux : plongée dans les coulisses d’une radio locale
J’effectue actuellement mon stage à la radio Nostalgie Bordeaux, où le travail consiste, comme dans la plupart des radios, à « animer la matinale ». Celle de Nostalgie est rythmée par plusieurs flashs en direct : le premier à 6h, suivi de ceux de 6h30, 7h (flash de 4 min), 7h30, 8h, 8h30, 9h, et pour finir, celui de 12h.
La journaliste, Anne-Flore Gaspar arrive chaque matin entre 5h et 5h15 pour faire un peu de desk : veille d’actualité, mise à jour sur ce qui s’est passé dans le monde pendant que les Français dormaient. Ensuite, il faut écrire le flash entier si ce n’a pas déjà été fait la veille. Évidemment, l’actualité évolue sans cesse, donc même si tout est prêt, il faut toujours s’actualiser.
Entre chaque flash, le ou la journaliste doit réécrire les tournures, utiliser des synonymes, éviter de répéter exactement les mêmes choses au risque d’agacer les auditeurs (et soi-même au passage…). C’est un travail qui demande beaucoup d’organisation et de rapidité, il n’y a pas une minute à perdre à ce moment-là. La ponctualité est essentielle puisqu’on est en direct. D’ailleurs, quand arrive le moment de prendre l’antenne, le journaliste effectue un décrochage du national pour reprendre la main localement. C’est à ce moment qu’on entend le jingle familier : « Tout de suite, les infos avec Anne-Flore Gaspar » (autant dire qu’il vaut mieux être prêt à ce moment-là !).
Or matinale, le journaliste continue de s’informer, prévoit et réalise des interviews, part en reportage… Et surtout, en radio, il ne faut jamais négliger le son ! On enregistre partout où cela a du sens : interviews, micros-trottoirs, ambiances sonores. Par exemple, lors d’un gros match UBB-Toulouse, on capte le bruit du stade, les cris des supporters… Ça donne vie aux reportages et rend l’antenne plus vivante et engageante.
Bien sûr, une fois les sons captés, on ne peut pas tout balancer brut à l’antenne, surtout pas quand on revient avec 20 minutes de rush pour à peine 3 minutes d’antenne ! Un travail de montage est donc indispensable pour rendre tout cela diffusable.
C’est là que j’interviens. Après cette mise en contexte, parlons de ma contribution :
Ma tutrice, Anne-Flore, m’envoie très souvent sur le terrain : conférences de presse, avant-premières, micro-trottoirs, reportages… À moi de veiller à ce que mon Tascam soit bien allumé, mon micro opérationnel… et c’est parti ! Une fois les questions posées et les réponses obtenues, je rentre au studio pour faire le montage sur CapCut, avant d’envoyer le tout à Anne-Flore pour validation.
En parallèle, Anne-Flore m’aide à travailler la modulation, l’élocution au micro, mais aussi l’écriture des brèves et des flashs entiers. La plus grande difficulté au départ ? Se défaire des réflexes de la presse écrite pour adopter l’écriture radio, qui est un exercice complètement différent. À la radio, il faut parler presque comme dans la vie réelle (sans tomber dans l’excès non plus).
Ces missions me poussent à donner le meilleur de moi-même en termes d’organisation, d’imagination et de réactivité. Dans ce métier, il faut savoir rebondir en permanence, et grâce à ce stage, je progresse petit à petit… et surtout, je prends énormément de plaisir à le faire.
Une conférence mémorable (ou pas)
C’était un vendredi après-midi, la deuxième semaine de mon stage. Il faisait beau, même un peu lourd. Comme souvent, j’étais beaucoup trop en avance. Ne sachant pas comment me rendre à la préfecture de Bordeaux, j’avais préféré prévoir large, histoire d’éviter un stress inutile. J’avoue, je suis toujours un peu tendue quand je dois me rendre dans un endroit inconnu, entourée de gens que je ne connais pas. Il me faut toujours un petit temps d’adaptation pour que tout se passe bien.
Me voilà donc devant la préfecture, sans savoir par quelle entrée passer pour assister à la conférence sur l’eau. À ce moment-là, aucune idée. Je contacte Anne-Flore, ma super maîtresse de stage… qui, évidemment, est en retard (visiblement une habitude fâcheuse chez les journalistes). Mais moi, c’est promis : ça ne m’arrivera pas ! Et cette promesse se renforce quelques minutes plus tard, quand la fameuse conférence annoncée par Anne-Flore — que j’imaginais dans un amphi, avec tout le gratin journalistique — se révèle être… une table ronde face à trois sénateurs impressionnants et un type de Sud-Ouest. Le tout, sans Anne-Flore à mes côtés.
Moi qui étais si fière de ma tenue ce matin, je me sens soudain très, très seule dans mon baggy et ma veste en jean, entourée de messieurs en costard. Et, évidemment, erreur de débutante : je n’avais pas bien préparé mon sujet. À part avoir vaguement lu le communiqué de presse (que j’avais eu du mal à comprendre, d’ailleurs), je n’avais pas fait grand-chose. Bon, après avoir distribué quatre grosses poignées de main qui ont failli me casser deux doigts, j’annonce à tout le monde qu’Anne-Flore aura « un peu » de retard. Quinze minutes plus tard, on est obligés de commencer sans elle (personne n’ayant envie de souper ici le soir même).
Ce qui suit ? Pour moi, l’équivalent du chinois. Je ne comprends RIEN. Sans le Tascam d’Anne-Flore, j’enregistre avec mon pauvre téléphone, de la façon la moins professionnelle possible. J’essaie de paraître plus sûre de moi que je ne le suis vraiment, mais en réalité, je ne fais qu’hocher la tête de temps en temps, espérant avoir l’air concentrée.
Quand Anne-Flore finit par arriver, je ressens un soulagement immense. La conférence se termine quelques minutes plus tard… et j’apprends alors qu’en réalité, ce n’était pas du tout intéressant pour nous, ni pour nos auditeurs. Tout ce stress… pour rien ! J’ai également ouïe dire par la suite qu’au moment même où je peinais à comprendre cette conférence à la sueur de mon front, Anne-Flore, elle, savourait tranquillement des potatoes… AU MCDO !!! Une stratégie visiblement bien rodée pour s’assurer d’arriver le ventre plein… ce qui, il faut l’admettre, était particulièrement utile pour les cinq dernières minutes auxquelles elle a assisté.
Morale de l’histoire : ne jamais croire Anne-Flore (je plaisante… à moitié) ! Plus sérieusement, c’est ridicule d’arriver quelque part et de ne rien comprendre à ce qui se passe. Comment pourrais-je transmettre l’information si je ne la saisis même pas moi-même ? Depuis ce jour-là, c’est décidé : plus jamais je ne pars mal préparée. Et accessoirement… un peu moins de baggy, un peu plus de rigueur !