Journalisme : entre génie collectif et crise de nerfs

Deux semaines, c’est long. Enfin, c’est ce qu’on croyait au départ. On s’est dit, confiants et un brin naïfs, que 8 jours pour adapter des articles du web à un journal papier, c’était une promenade de santé. Sauf que la promenade s’est vite transformée en marathon sous 40 degrés, avec des crises d’hyperphagie au distributeur de l’école, et une équipe jonglant entre éclats de rire nerveux et envies de tout brûler.

Martin, Nathan, Maxence et moi avons eu la brillante idée de faire un dossier de trois doubles pages sur l’Ukraine. Facile, non ? Sauf que choisir les articles nous a pris un temps fou. Trier, encore pire. Puis, devant le casse-tête, on a décidé d’en écrire nous-mêmes (tant qu’à souffrir, autant le faire jusqu’au bout). Une fois ce calvaire terminé, place à la maquette : comment organiser tout ça ? On change, on rechange, on revient à la version initiale, puis finalement… non, on rechange encore. Ajoutez à ça le choix des photos, le travail sur l’ordinateur, les ajustements incessants… et nous voilà en pleine tornade journalistique.

Travailler avec ses amis, c’est génial. Être d’accord sur tout et avancer au même rythme ? Utopique. Entre baisses de motivation et débats sans fin, on a découvert que le vrai défi du journalisme, ce n’est pas juste d’écrire : c’est de survivre à la conférence de rédaction. Un enfer thermique où tout le monde parle plus fort que tout le monde. L’EFJ ou le zoo, on ne sait plus trop.

Bref, deux semaines, c’était beaucoup. Puis c’était trop peu. Mais malgré les nerfs mis à rude épreuve, je suis fière de nous. Fière de notre groupe, de la classe, de toutes les rubriques confondues. Bravo à nous, et vive l’EFJ de Bordeaux !

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